Lettre Poutine

Cher Vladimir Vladimirovitch, je préfère vous faire une lettre ouverte car comme ça je suis sur qu’au moins une personne va lire cette lettre. Excusez-moi si je vous n’appelles pas président car ce serait vous offenser. J’écris à votre personne et pas à votre fonction. Tout d’abord j’aimerais vous dire que votre invasion de l’Ukraine a eu des conséquences aussi sur ma vie, en effet depuis le 24.02.2022 ma vie n’est plus la même, vous savez, j’ai énormément travaillé sur moi-même ces 9 derniers mois mais maintenant à cause de vous, tous ces efforts risquent d’être anéantis. Vous voyez vous réussissez même à détruire des vies ici au Luxembourg. J’ai toujours été un ami de la Russie, j’ai appris le russe pendant 4 années, je me considère toujours un peu comme communiste, l’Union Soviétique était pour moi un modèle, aussi je n’ai pas été heureux lorsque l’URSS s’est disloquée en 1991. Au fait ma vie a commencé à changer en août 1999 lorsque vous avez commencé votre deuxième guerre contre la Tchétchénie. Ai-je besoin de vous rappeler qu’à l’époque vous aviez pris comme prétexte des attentats contre plusieurs immeubles résidentiels pour faire cette guerre ? Qui a posé ces bombes ? Ici en Europe beaucoup pensent que c’est vous car vous cherchiez un prétexte pour inculper la Tchétchénie. A cause de cette guerre j’ai arrêté mes cours de russe. Vous n’avez pas compris que le monde a peur de vous ? A cause de vous beaucoup de pays ont rejoint l’Otan ou se sont éloignés de la Russie. La “Sainte” Russie aurait pu être une grand nation, économique, culturelle et surtout spirituelle. Moscou aurait pu être la deuxième Rome ou plutôt la Rome de l’est mais l’église orthodoxe russe a préféré tourner les horloges 75 années en arrière, elle n’a rien appris des années de communisme, pour elle c’était beaucoup mieux du temps des tsars lorsque le peuple souffrait la grande misère et que le tsar Nicolas II, qu’elle a canonisé – une honte !, avait décidé de se jeter dans la première guerre mondiale malgré tous les avertissements et les guerres précédentes qu’il avait déjà perdu (contre le Japon en 1905). Et pourquoi donc il y a eu une révolution en 1917 ? Vous n’avez jamais réfléchi à ça ? C’est tellement plus facile de vivre dans la bêtise et l’ignorance et il n’y a pas peuple plus bête sur terre que le peuple russe. Vous pouvez dire à vos citoyens que j’ai écrit ça, de toutes façons ils vont prendre cela comme un compliment ! Un peuple bête qui veut être gouverné par des criminels et avoir leurs âmes guidées par des imbéciles. Grâce à votre invasion de l’Ukraine vous avez ouvert mes yeux: maintenant je sais que c’est à cause de vous que j’ai eu tous ces problèmes de santé ces dernières années, ou du moins vous avez fait tomber la première pierre du domino, j’avais donné la faute à la deuxième intifada mais non, c’est vous !

Je sais que c’est inutile de vous demander d’arrêter votre guerre contre l’Ukraine, les Russes et les Ukrainiens sont un peuple, l’Ukraine est le berceau de l’âme russe, ces deux pays doivent collaborer et croître ensemble mais les Ukrainiens ne veulent pas de vous. Ce qu’ils veulent c’est que leur pays soit votre porte d’entrée pour l’Europe ou plutôt un pont qui relie votre pays à l’ouest. L’orient et l’occident ont besoin de ponts qui les relient et l’Ukraine est le meilleur pont. La Russie fait partie de l’Europe tout comme la Biélorussie et la Turquie. Pour la Turquie aussi l’Ukraine est le meilleur pont pour l’occident. Maintenant vous êtes en train de tout détruire mais ne croyez surtout pas que vous êtes le seul méchant dans cette histoire. Vous êtes sûrement fier que je vous appelle méchant, en Italie, et je suis d’origine italienne, nous avons quelque chose qu’on appelle mafia, eux aussi sont fiers d’être appelés méchants mais ils savent que les politiciens et les puissants ont besoin d’eux. Pour vous donner un exemple: la mafia s’occupe des déchets toxiques de l’industrie pharmaceutique et chimique européenne avec l’aval des politiciens italiens car il n’y a personne d’autre qui veut se salir les mains avec ça. Finalement vous êtes comme la mafia, vous n’êtes qu’un miroir de la méchanceté de notre Europe. Ce que les Européens savent faire ce sont deux guerres mondiales, coloniser toute l’hémisphère sud de la terre et une saleté gigantesque comme le traité de Versailles de 1919 qui a créé les bases de toutes les injustices qui ont suivies. Même un noble projet comme l’intégration européenne a fini par ne devenir qu’un énorme tigre en papier, sans dents, mais qui fait quand même du mal à beaucoup de pays – faible avec les forts, fort avec les faibles. Je peux écrire cela car je sais qu’au Luxembourg le pouvoir a peur des puissants et pas des petites gens mais chez vous des petits citoyens comme moi sont votre plus grande hantise. Pourquoi vous vous attaquez aux petites gens et pas aux oligarques ou au crime organisé ? Le crime organisé russe s’est répandu dans le monde entier, pour lui les femmes russes (et ukrainiennes) ne sont que des putes. La Russie s’est toujours voulu être le défenseur des faibles et des pauvres dans le monde pendant les années de communisme mais maintenant elle exporte prostituées, bêtise et crime organisé. Vos touristes se comportent comme des porcs quand ils viennent visiter nos pays, regardez comment ils se sont comportés lors du championnat européen de football en France en 2016. La célèbre bêtise du peuple russe, la seule chose qu’il sait faire quand il se sent mal à l’aise est de boire la vodka. Soyez content que vous avez la vodka chez vous.

J’ai peur pour l’avenir, pas seulement à cause de vous mais aussi à cause de nos politiciens et puissants, comme je vous ai dit vous n’êtes qu’un miroir de la méchanceté des occidentaux. Pour moi vous, Macron, Merkel, Johnson, Bennett, Biden, etc., vous êtes tous coupables et les grands perdants seront encore une fois nous, les petites gens. Par cette lettre je vous accuse d’avoir fait tomber la première pierre de domino, non seulement dans ma petite pauvre vie mais aussi dans la vie de millions d’autres personnes. Peut-être que moi aussi je vais mourir mais sachez qu’il y a une vie après la mort et que Dieu existe et comme vous dites vous même que vous êtes un méchant vous ne devez pas vous attendre à grand chose après la mort, tout comme les hauts dignitaires de votre si puissante église “orthodoxe” mais qui n’est rien d’autre que hérétique.

Je n’ai pas peur de la mort, je veux vivre mais comment peut-on vouloir vivre quand on voit ce que vous tous vous faites ? L’Union Européenne va mal, un membre important est parti, et Dieu n’a plus de place chez nous. Tout comme elle n’a plus de place pour moi. Pour le cas où je devrais partir je vous dis au revoir à plus jamais et rappelez-vous encore une fois ceci: il y a une vie après la mort et Dieu existe et vous n’allez pas vous en sortir comme ça. Un jour vous allez payer pour ce que vous avez fait, non seulement à moi mais à des millions d’Ukrainiens, Tchétchènes, Géorgiens, Moldaves et j’en passe. Mais pour conclure une promesse: vous ne me verrez plus malade de mon vivant, je suis guéri maintenant, grâce à vous le 24.02.2022 sera un renouveau dans ma vie et pas un tournant tragique. Je suis devenu comme la carapace d’une tortue qui supporte les coups et résilient comme une  branche de bambou qui s’adapte et revient à sa forme initiale. Je ne vous ferai pas le plaisir de retomber dans un grand trou noir mais chaque jour je vais apprendre et m’élever dans la vie pour ne plus retomber car Dieu me comprend et m’a déjà réservé une place au paradis – où je ne vous verrai jamais !

Lettre de Poutine aux citoyens du monde:

Chers citoyens du monde, je vous salue.

L’actualité internationale est riche d’événements depuis le mois d’Octobre dernier. Vous avez certainement lu, entendu, un certain nombre de choses, parfois vraies, parfois totalement galvaudées. Je comprends que l’offensive que mon pays mène actuellement sur l’Ukraine donne lieu à plusieurs interprétations. Mais je m’en vais vous éclaircir, tant soit peu, non seulement sur les motivations qui sont les miennes, mais sur la conduite des affaires du monde en général. Je serai bref, concis, donc soyez concentrés.

J’arrive au pouvoir dans un pays exsangue, abattu par l’humiliante défaite subie face à l’Occident, qui a non seulement réussi à disloquer l’empire qui existait depuis plus d’un demi-siècle, mais en plus, à intégrer les Républiques sœurs dans son camp. L’économie est par terre, les populations peinent à nouer les deux bouts, plus personne ne respecte les Russes, dont le Président est un alcoolique reconnu. La Fédération de Russie, en ce début de 21ème Siècle, est la pire manifestation de ce qu’est un non Etat.

Dès le départ, face au constat de la faiblesse militaire et économique de mon pays, je comprends la nécessité d’œuvrer en bonne harmonie avec les vainqueurs. Je demande donc l’adhésion de mon pays à la grande organisation militaire réunissant les pays d’Europe et d’Amérique, convaincu que dans la coopération et l’entente, nous pourrions ensemble créer un monde plus sûr et sans hégémonie nocive. Mais George Bush, Président des USA, me répond par la négative. La raison est très simple : son pays ne veut pas d’une alliance avec un autre pays qui pourrait à terme le concurrencer militairement.
Je comprends alors que le passé ne s’effacera pas aussi facilement que je le pensais, bien naïvement. Surtout, je constate, au fil des années, que l’Occident, avec à sa tête les USA, n’a pas l’intention de laisser le monde se conduire librement, contrairement aux promesses d’un monde libre et civilisé qu’il brandit pour les besoins de sa cause.

En réalité, derrière cette façade démocratique, se cache la volonté tacite d’imposer un système de valeurs, son système de valeurs, au reste de la planète, sans distinction de civilisation, d’histoire, de culture… Je comprends que l’Occident essaie simplement de combattre la dictature des autres (celle qui ne lui sied pas) par sa dictature à lui.

Ces constats me poussent à réagir en conséquence, car si rien n’est fait, la grande civilisation qui est celle de ma Russie, sera dissoute, reléguée dans les tiroirs de l’histoire, d’où on ne la sortira que pour enseigner aux enfants quelque chose dont ils n’auront jamais besoin dans la vie. Je décide donc de redonner aux Russes le sentiment de fierté nationale qui doit être à la base de tout projet d’émancipation, et qui manque cruellement aux pays d’Afrique notamment. Les Russes doivent de nouveau se sentir fiers d’appartenir au plus grand pays du monde !
Pour cela, renforcer les capacités militaires est indispensable, car même si nous avons hérité de l’arme nucléaire après la dislocation de l’URSS en tant que principale République, nos compétences militaires ont subi un grand coup avec la crise économique et sociale qui a failli décimer le pays. Le chantier militaire étant terminé, je me lance sur la voie de la reconstruction de l’économie, pour la rendre stable et forte. Fini les Sovkhozes, les Kolkhozes, et autres initiatives dépassées de l’époque soviétique ! Désormais, la Russie adopte l’économie de marché, elle doit vivre avec son temps, sans pour autant se faire avaler.

Sur le plan de la stratégie, bien que mon pays soit finalement entouré de potentiels ennemis, je garde une certaine sérénité quant à sa sécurité. Toutefois, je n’hésite pas à dénoncer publiquement la volonté hégémonique mondiale des USA qui, très souvent, et au mépris du droit international que beaucoup évoquent, agissent d’une manière qui ne permet pas d’entrevoir un avenir mondial apaisé.

Pourquoi sont-ils allés guerroyer en Irak, à des milliers de kilomètres de chez eux ?
Pourquoi ont-ils décidé unilatéralement, et malgré les réticences des autres partenaires, dans le cadre de l’OTAN, de défenestrer le régime Libyen, pourtant stable et important pour la stabilité de l’Afrique du Nord et du Sahel ?
Pourquoi avaient-ils besoin de diviser le Soudan ?
Quelle était la nécessité de précipiter la chute du régime syrien et de détruire ouvertement un pays qui n’avait rien demandé ?

En moins de 20 ans, les Américains et leurs suiveurs Européens ont été la cause de tellement de morts, que l’on est logiquement en droit de se demander – sauf si l’on refuse clairement de réfléchir – si la démocratie et les valeurs tant vantées devraient s’exporter dans de tels bains de sang.

Ah ! Soljenitsyne, où es-tu ? A l’Archipel du Goulag, tu aurais pu opposer L’ensauvagement civilisé du monde libre ! Je gage que notre pays n’aurait pas perdu au change.

Dans ce nouveau monde de sauvages civilisés, ma Russie, disposant de capacités militaires au point, n’a-t-elle pas son mot à dire ? Il est étonnant de constater les discours anti Russes et anti Chinois des ex puissances coloniales en Afrique, lorsque leurs anciennes colonies, devenues indépendantes, souhaitent coopérer, suivant les dispositions du Droit international qu’on oppose uniquement à ma Russie, avec cette dernière ou avec la Chine. Le rejet par l’Union Européenne du projet Chinois des nouvelles routes de la soie, devant traverser quelques pays d’Europe, est significatif de cette attitude complexe vis-à-vis de l’autre. Si l’Europe coloniale considère certaines régions comme des zones d’influence dans lesquelles les autres ne devraient pas s’insérer, pourquoi m’interdirait-on de faire pareil dans mon étranger proche ?

En 2008, face à la soudaine velléité expansionniste d’un insignifiant dirigeant d’une ex république vassale, ma Russie devait-elle rester muette et prendre sur elle ?

Face à la défenestration programmée du régime Syrien par les USA et leur éternel allié Israélien, mon pays ne se devait-il pas d’intervenir ? Si pour la Libye, nous n’avons pas été assez réactifs, pour la Syrie nous avons décidé d’agir. Qui pourrait nous le reprocher ?

Face au désordre organisé en Ukraine par les Ukrainiens eux-mêmes, incapables de s’entendre sur la ligne à donner à leur pays, divisés entre Europhiles et Russophiles, ma Russie ne se devait-elle pas d’intervenir pour tenter de mettre fin au conflit, d’autant plus que l’armée régulière avait décidé de prendre les populations Russophiles pour cible, laissant ainsi planer le risque d’un génocide ?

Mais l’heure n’est pas aux jérémiades, car de l’autre côté du mur, la haine est tenace, et les vieux démons s’activent. En effet, le vieux Biden, qui par ailleurs m’a traité de tous les noms d’oiseaux, a décidé de créer un désordre artificiel sur le vieux continent. Alors que depuis 2015, régnait une relative accalmie en Ukraine, dans le conflit idéologique et militaire opposant l’Est à l’Ouest, ce monsieur s’est proposé de rajouter une couche en exhortant le dirigeant Ukrainien, un célèbre humoriste paraît-il, à se positionner vis-à-vis de ma grande Russie comme le petit Nicolas Sarkozy et ses petits copains le firent avec l’insignifiant dirigeant Géorgien. On dirait que les leçons de l’histoire ne sont pas apprises, car quiconque provoque ma Russie, subit l’ire de mes missiles.

Malgré la tenue de plusieurs rounds de négociations, rien n’y fit. Les Américains, dont la haine vis-à-vis de ma Russie n’a jamais faibli malgré la fin de la guerre froide et l’hégémonie incontestable – bien que logiquement contestée – qu’ils ont acquise sur le monde, ont décidé de ne pas écouter nos revendications légitimes et de procéder au forceps, la nouvelle provocation étant d’appuyer la demande de l’Ukraine d’intégrer l’OTAN, au nom du Droit international à géométrie variable. De ce fait, ils acceptent sans failles l’idée de positionner leur arsenal militaire à la frontière Ouest de mon pays, chose qui en 1962 à Cuba, en sens inverse, avait fait craindre une guerre nucléaire au monde, tant les Américains avaient clamé leur refus de voir l’arsenal militaire soviétique à sa frontière. Le droit international américanisé n’existait pas pour Cuba, en ces temps-là !

Pour pallier ce problème, j’ai proposé une solution toute simple, à laquelle on a déjà eu recours lors de la Guerre froide : la constitution de l’Ukraine comme Etat neutre, sur le modèle de la Finlande à l’époque. Ce qui est resté dans l’histoire comme la Finlandisation est à mon sens, une voie de sortie d’une logique implacable, au regard de l’incompréhension structurelle entre les Américains et nous.

Malheureusement, l’humoriste, qui se croit certainement sur un plateau de tournage, confondant réalité et fiction, se laisse entourlouper par les promesses fictives de soutien occidentales. Ses amis et lui refusent de comprendre le grand enjeu qui est celui de la protection de mon pays, non seulement d’un point de vue militaire, mais aussi d’un point de vue civilisationnel. Un rapide coup d’œil sur la carte géographique de l’Est de l’Europe permet de comprendre ma position : sur tout le flanc Ouest, je suis cerné de pays battant pavillon de l’OTAN, et ayant, de ce fait, adopté le mode d’organisation politico-sociétal proposé par l’Occident. Je ne suis pas bête, j’ai lu « Le long télégramme » de George Kennan, je connais bien la théorie de l’endiguement qu’il proposait déjà en 1946, et son pendant, la théorie des dominos, qui allaient devenir – et qui le sont toujours – les deux grands axes de la politique étrangère Américaine.

Suivant cette logique, l’idée occidentale est très clairement d’entourer ma Russie d’armes et d’organisations sociétales aux normes voulues par nos ennemis, afin que tôt ou tard, disparaisse notre pays, soit par la voie militaire, soit par la voie douce. Un grand remplacement du peuple et de la civilisation Russes est donc à craindre !

C’est face à tout ceci, buté à la mauvaise foi de ceux qui veulent faire disparaître notre identité, annihiler la nation d’Oleg le Sage, la descendance de Vladimir le grand, ignorer l’apport d’Anne de Kiev, réfuter l’héritage de Vladimir Illitch, que j’ai décidé, en toute conscience des risques que cela représente, d’agir et non de subir. Peuples du monde entier, comprenez ma position, elle est très simple, et je pense que si chacun de vous réussit à faire la projection dans le contexte de son propre pays, vous comprendrez qu’il n’y avait pas d’autre alternative, dans les mêmes conditions de dialogue de sourds, que ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine. C’est ça ou prendre le risque d’avoir tout près de moi une coalition armée étrangère ouvertement hostile à mon peuple, à son histoire, à sa civilisation, dans le pays qui est et restera le berceau de la Russie, et qui a bénéficié du meilleur en termes de coopération militaire du temps de l’URSS. Pour la survie de ma Russie, je ne peux pas me permettre d’avoir un aussi grand territoire totalement acquis à la cause occidentale, à partir duquel toute sorte d’attaque pourrait survenir à n’importe quel moment.

Nonobstant cette impérieuse question sécuritaire, je n’ai pas l’intention d’occuper l’Ukraine. C’est un trop vaste territoire, avec une population ouvertement et majoritairement pro Occident, il nous reviendrait trop cher en temps, énergie et argent, de nous lancer dans une aventure colonisatrice. Je souhaite que des pourparlers soient menés avec des dirigeants Ukrainiens conscients de l’importance géopolitique de ce pays, et du rôle qui est le sien dans la configuration actuelle de la stabilité et de la sécurité en Europe, et non avec des pseudo dirigeants acculturés, sans stratégie politique autre que d’être à la solde des Américains. Dans l’intérêt de ma Russie, et des populations Ukrainiennes, il est important qu’un dialogue franc et sincère se tienne dans les plus brefs délais, avec, je le répète, un gouvernement Ukrainien responsable ! Dans le cas contraire, l’autre solution serait alors la partition de l’Ukraine, et la reconnaissance internationale des républiques du Donbass qui elles sont peuplées d’Ukrainiens préférant l’attachement aux valeurs de la grande Russie à l’assimilation occidentale.

Dans cette guerre idéologique, chers peuples du monde, vous devez comprendre que si les USA sont prêts à tout pour s’imposer partout, ma Russie est prête à tout pour refuser l’assimilation, l’importation d’un danger civilisationnel majeur dans son étranger proche. Ce sera donc malheureusement, suivant la doctrine Américaine de l’ensauvagement du monde civilisé, à qui aura les meilleures armes et la meilleure stratégie globale, si la raison, outre Atlantique, ne l’emporte pas sur les émotions.

La balle est dans leur camp. Aux Américains de donner à notre monde une chance pour la paix.

Vladimir Vladimirovitch Poutine

Source: Agora24 Agency

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2 Responses to Lettre Poutine

  1. Georges says:

    Bonnes recherches, félicitations

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